Spaced L’été c’est toujours un peu la dèche niveau séries. C’est aussi le moment de faire de jolies découvertes sous la pression des conseils d’amis sériphiles. Cet année, portée par le battage médiatique londonien, je me suis tournée vers une sitcom anglaise relativement ancienne : Spaced. Vous me permettrez de garder le titres anglais parce que Les Allumés, ça craint un peu quand même.

Spaced est une sitcom brittanique diffusée en 1999 et 2001 (ouais j’ai pas mal de retard) réalisée par Edgar Wright avec Simon Pegg et Nick Frost. Ça y est vous avez déjà envie de la regarder?

Tim Bisley (Simon Pegg) et Daisy Steiner (Jessica Stevenson) sont deux jeunes londoniens à la recherche d’un appartement. Ils décident de se faire passer pour un couple pour obtenir un appartement. Ils vont donc vivre dans le même immeuble que Marsha (Julia Deaken), leur propriétaire portée sur l’alcool, et que Brian (Mark Heap) artiste torturé. A côté d’eux, on trouve aussi leurs meilleurs amis respectifs : Mike (Nick Frost) un fana d’armes et Twist (Katy Carmichael) fashion victime.

Spaced utilise les ficelles habituelles des sitcoms:Spaced un groupe de copains, un garçon, une fille, des seconds rôles flippants et une certaine dose de clichés. Mais Spaced, c’est beaucoup plus que cela. C’est surtout une sitcom réalisée avec une grande originalité. Edgar Wright se fait plaisir en cassant les codes habituels de réalisation de la sitcom et à en jouer: la relation Tim/Daisy est particulièrement fascinante à ce sujet. Pas de rires ajoutés. Une réalisation très rythmée, une belle utilisation de métaphores visuelles. Tout ça donne une véritable modernité à cette série pourtant ancienne.

Et puis Spaced, c’est une série geek. Ouais, avant que ce soit la mode. Tim bosse dans un comic store et voue un culte à Star Wars. Il passe ses journées à jouer aux jeux vidéos. Daisy, elle, est journaliste mais lutte pour travailler. On est face à des adulescents. La série a plus de dix ans et pourtant elle raisonne définitivement moderne. Et ce, même si Daisy utilise une machine à écrire et qu’on ne parle quasiment pas d’Internet.

Alors oui quelques références sont un peu dépassées mais les personnages sont tellement attachants qu’on ne voit pas passer les 2 saisons de 7 épisodes.

Et puis comme toute bonne série britannique, vous aurez le droit au fameux « hey mais je l’ai vu dans quoi lui déjà? ». Et puis au pire vous vous contenterez de baver devant Simon « Hot » Pegg.

Spaced