Jeudi soir dernier, je me suis sacrifiée pour vous… Oui, parfaitement : sacrifiée ! J’ai bravé le froid et la pluie, après une longue journée de travail, pour aller assister à l’avant-première du deuxième opus cinéma de Sherlock Holmes : A Game of Shadows… Je vous raconte ?

Alors, premièrement, la file d’attente pour accéder au Grand Rex était assez impressionnante, et oui, même avec des tickets V.I.P. (payants, mes amis, nous ne faisons pas encore partie du « grand monde ») ! Deuxièmement : j’ai dû supporter une bande de jeunes « cools-artisto-bobo-mais-pas-trop », dont la conversation recelait de perles telles que « Non, mais attends, il ou elle est gentil(le), ou il ou elle a du charme, ça veut dire qu’il ou elle est moche, EXCUSE-MOI », ou encore « Ah, la première gorgée de bière, ça a le même goût que le premier patin en boîte »… [Aparté : mais c’est quoi ces soirées de dépravés ?!] Et tout ça ponctué deci delà par des gloussements insupportables… Bref, tout ça pour dire : j’ai souffert pour toi, lectorat !

Bon, les portes s’ouvrent, on rentre, tranquilles, on arrive à notre étage, on prend une jolie coupe en plastique remplie de champagne (très bon, très agréable, il devrait faire ça dans tous les cinés, tiens !), on s’assoie, et on attend. Quoi ? L’arrivée de Guy Ritchie, Noomi Rapace, et… Jude Law, himself, en personne ! Oui, msieurs-dames !

Oui, cette masse de cheveux noirs, c’est Anthony K.!

Avant son arrivée, on a même eu droit à une apparition d’Anthony Kavanagh… Quoi, le tapis rouge du Grand Rex vous fait pas rêver ? Vous êtes difficiles, en plus il était sympa, il signait des autographes aux gens qui attendaient dehors,  sous la pluie…

Re-bref, on va arriver directement au moment où, enfin, l’équipe du film arrive. D’abord Guy Ritchie (ex de Madonna, réalisateur de Snatch, Arnaques, Crimes et botaniques, et d’autres films un peu moyens), et une jeune personne que j’ai cru identifier : Noomi Rapace (dernièrement dans Millenium, avec Daniel Craig). Mais pour être honnête, je me demandais « Mais qui est cette jeune personne à laquelle Guy Ritchie s’agrippe, tel un maniaque/pervers/psycho-killer ? ». Les photographes leur ont d’ailleurs demandé d’inverser la pose, tellement c’était « creepy ».

Non, ce n’est pas moi qui ait pris cette photo… J’aurais bien aimé…

Allez LE moment arrive. Jude. Law. Parmi nous. Le voyant sur l’écran, je réalise que dans quelques instants, il sera là. Que dans quelques instants, nos regards vont se croiser, qu’il va s’interroger « mais qui est cette jeune fille ? », et finalement, ne se souciant pas de la réponse, va m’emporter, loin, et qu’à deux, nous…. Euh… Pardon, je crois que j’ai perdu le fil ! Je reprends ! Donc Jude Law, tout en charme et en chauvitude (oui, il ne reste plus grand chose là-haut, mais on l’aime quand même), et très amaigri (j’espère pour un prochain rôle, ou alors on le rembourre dans ses films, et ça, c’est pas glop). Gentil, il passe un long moment dehors à signer les autographes, et entre enfin. Son arrivée dans la salle déclenche cris et applaudissements (oui, même moi, votre envoyée spéciale, ai hurlé comme une gamine… Mais surtout parce que c’était marrant !). Lui et Guy Ritchie seront « interviewés » par Jenny de Fun Radio de y a longtemps (mais siiiiiiiii, toi, qui a presque 30 ans, tu n’as pu l’oublier !), qui parle toujours aussi mal le français, et maîtrise assez mal l’anglais vu sa traduction approximative (et vu qu’elle est américaine pure souche, c’est un peu dommage…). Mais ça m’a fait plaisir de la voir : Jenny, si tu nous lis, je te kiffe !

Oui, il est tout petit, mais IL EST LÀÀÀÀÀ!!!!

Bon, fallait quand même que je vous parle un peu de l’avant, non ? Ca aurait été dommage de rater ça, surtout le « patin à la bière »… Jude, ben je l’ai vu de loin, il était petit, mais il était là, dans la même salle que moi plutôt que sur l’écran, ben croyez-moi, je me suis quand même sentie toute bête…

Le film… Enfin, oui, je sais !!!!

Pour ne rien vous cacher, je me suis regardé le premier Sherlock y a pas longtemps. C’est un film que j’aime beaucoup, divertissant à souhait, ne vous y trompez pas. Mais je suis restée un peu sur ma faim : j’ai trouvé le scénario un peu léger. J’ai eu l’impression qu’on avait fait (et réussi sur ce plan) un film esthétiquement parfait, avec ralentis, effets d’images, et une photographie super léchée, mais sans plus. J’étais aussi frustrée par le rôle de faire-valoir pas très intéressant qu’on avait collé à Jude, alors que Watson, quand même, c’est de l’or en barre pour un scénariste… Bref, j’avais un peu peur.

Synopsis

Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l’homme à l’esprit le plus affûté de son époque. Jusqu’au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d’une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène… Il a même sans doute un net avantage sur Holmes car il met non seulement son intelligence au service de noirs desseins, mais il est totalement dépourvu de sens moral. Partout dans le monde, la presse s’enflamme : on apprend ainsi qu’en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, ou qu’en Chine un trafiquant d’opium est décédé, en apparence, d’une overdose, ou encore que des attentats se sont produits à Strasbourg et à Vienne et qu’aux Etats-Unis, un baron de l’acier vient de mourir… 
Personne ne voit le lien entre ces événements qui semblent sans rapport, hormis le grand Sherlock Holmes qui y discerne la même volonté maléfique de semer la mort et la destruction. Et ces crimes portent tous la marque du sinistre Moriarty. Tandis que leur enquête les mène en France, en Allemagne et en Suisse, Holmes et Watson prennent de plus en plus de risques. Mais Moriarty a systématiquement un coup d’avance et semble tout près d’atteindre son objectif. S’il y parvient, non seulement sa fortune et son pouvoir seront sans limite, mais le cours de l’Histoire pourrait bien en être changé à jamais…

Sherlock et Moriarty…

Le début du film confirme mes craintes : ralentis, ralentis, ralentis… L’image est super belle, encore une fois c’est un beau film, rien à dire. Rapidement cependant, je me détache de l’image et me laisse embarquer par l’histoire, sympathique, mais surtout prétexte pour nous de revoir Sherlock & Cie. On est bien content de se replonger dans l’ambiance victorienne du film, la musique, le Londres de ces années là (enfin, de ce film là, ne soyons pas naïfs !), moi j’adore ! Sherlock, égal à lui-même, nous apparaît tout d’abord déguisé (et il va aller loin dans l’art de la dissimulation…). On retrouve alors les personnages qu’on avait laissé : la belle Irène Adler, Watson, et son épouse, la fraîche et innocente Mary (qui saura vous surprendre, j’en suis sûre !). On rencontre pour la première fois le frère aîné de Sherlock, Mycroft (Stephen Fry, génial!). On voit l’air de famille, croyez-moi… Tout cependant ne se déroulera pas simplement, du fait de l’implacable Professeur Moriarty, « Arch Enemy » (note de moi : ennemi mortel) de Sherlock, aussi intelligent et précis que lui, mais le côté « Machiavel » en plus. Miam, on est ravi !

Watson prend enfin la place qu’il mérite au côté de Sherlock, ancien faire-valoir, mais vrai partenaire dorénavant, en route pour la « dernière » aventure (souvenez-vous, Watson doit épouser Mary, ce qui mettra un terme à sa « relation » avec Sherlock, enfin, rien n’est moins sûr…). Robert Downey, toujours impeccable, nous fait son grand Sherlock : un peu fou, voir psychotique par moments, mais toujours maître de ses actes. Guy se fait un plaisir de lui faire répéter (un peu trop souvent peut-être) ses combats dans sa tête (et oui, sa super technique d’anticipation !) avant de les commencer, mais bon, on lui passe volontiers ceci. Que ce soit lui ou Watson, les personnages sont vraiment plus drôles que le premier. Phrases et situations confondues, il y a plus d’occasion de rire, et on ne va pas s’en plaindre.

Mycroft (Stephen Fry): rien à dire, sauf que JE L’A-DO-RE!

Et Moriarty (Jared Harris)? On l’aime ou on ne l’aime pas ? On l’aime. J’étais sceptique au début, trop influencée par « mon » Moriarty, celui du Sherlock de la BBC. Mais il est parfait de maîtrise perverse, de folie meurtrière, froid et surtout : déterminé. Autre chose que j’aime chez Moriarty, son bras droit : Sebastian Moran (Paul Anderson). Il est aussi impitoyable que son maître. Enfin un adversaire de taille pour Watson ! Les connaisseurs de Sherlock déduiront, peut-être un peu trop vite, la fin de cette aventure sherlockienne. Mais ça n’enlève en rien le plaisir ! On passe vraiment un excellent moment. Seul bémol : la réalisation pleine de fioritures et carrément “bourrine” de Guy Ritchie qui, par moment, réussi à nous sortir du film, et ça c’est quand même bien dommage !

Sebastian Moran et James Moriarty: “partners in crime”..

Et voilà ! Moi, j’ai adoré, c’est un film qu’on “kiffe” je ne peux que vous le conseiller. On passe vraiment un bon moment, divertissant comme il faut, avec un duo Sherlock&Watson, très, très en forme. Pour les fans du Sherlock de la BBC, ouvrez vos shakras, et soyez indulgents: il n’y a pas plus différents que ces deux-là, et certainement qu’ils ne se supporteraient pas… Mais même si Benedict reste mon “Sherlock”, celui de Robert me séduit (mais peut-être parce que Robert et moi, c’est une longue histoire…!) En tout cas, vivement le troisième opus, prévu pour 2013, et promis pour celui-ci, je me bats comme une lionne pour vous avoir une interview de Jude, rien que pour vous… 😉

Entre Robert et Jude, mon coeur balance!

[youtube id=”IGE62L-iaGI&w” width=”600″ height=”350″]

 

Sherlock Holmes: Jeu d’ombres, de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr., Jude Law, Noomi Rapace… Sortie DVD/Blu-Ray: le 28 mai 2012

Rendez-vous sur Hellocoton !