Neil Gaiman

J’aime Neil Gaiman. Je l’adore. J’irai même jusqu’à dire que je l’adule. Coraline, American Gods, Sandman, Stardust, Trigger Warning… J’achète ses livres les uns après les autres, avec une avidité que rien n’égale. Je les achète, je les lis. Parfois, je ne les lis pas. Je les dispose dans ma vie, sur mes étagères, comme autant de “Neil miniatures”, avec l’agréable sensation qu’ils veillent tous sur moi. Je pose parfois mes yeux sur une de leurs couvertures en sachant que je n’ai pas encore plongé dans l’histoire qu’elle dissimulait. Et je souris. Car tant qu’il me restera des histoires à lire, tant que je n’aurais pas tout lu de cet auteur qui emplit mon cœur d’étoiles, de rires, de pleurs, de personnages, tout, absolument tout, ira bien.

Neil Gaiman, sans le savoir, apporte une saveur particulière à ma vie. Et je l’en remercie. J’ai toujours voulu savoir qui il était. J’ai toujours voulu comprendre, soulever sa boîte crânienne et tripoter autant que je pourrais dans ce cerveau qui m’intrigue. C’est dégoûtant, oui. Mais c’est ce que je ressens. Le gros problème, c’est que jamais, probablement, je n’en aurais l’occasion. Heureusement pour lui, me direz-vous… J’ai eu l’occasion d’aller assister à une lecture de Fortunately the Milk par lui, à Londres, il y a quelques années. Et je ne crois pas pouvoir trouver les mots pour décrire mon état pendant ce moment. Peut-être un : émotion. Une autre fois, il était à Paris. Pour une dédicace, pour une inauguration d’exposition. Deux fois. J’aurais pu le voir, échanger peut-être quelques piètres mots avec lui. Mais non. Le trac, l’angoisse, la peur de se retrouver face à lui m’a retenue. Neil Gaiman, ce n’est pas n’importe qui.

Neil Gaiman

Et puis j’ai eu vent du livre d’Hayley Campbell, « Tout l’art de Neil Gaiman ». Traverser les décennies avec l’impression d’être perchée sur l’épaule droite de Neil. Un délice. Découvrir presque tout de sa vie, de son génie, une envie perpétuelle le concernant, presqu’assouvie par cet ouvrage que je ne peux que vous recommander si comme moi vous êtes fans de l’homme. Neil Gaiman, c’est l’écrivain qui me sert de modèle. Celui qui me donne envie de partager, un jour, mes histoires avec le monde. Et c’est sans doute lui, aussi, qui me donne cette envie de continuer à écrire, malgré tout. Alors merci. Pour les histoires, pour les rires, merci. Pour les frissons et pour les larmes, merci. Pour partager avec nous, avec moi, des contes, des fables, des phrases, des mots, merci.

Toutes ces petites raisons, chacune de ces petites phrases, tout ça au-dessus, là. Voilà. Voilà pourquoi, moi, j’aime Neil Gaiman. Et vous ?

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