Cornes-joe-hill

Quatrième de couverture: USA, état du New Hampshire. Ignatius Perrish avait tout pour être heureux: une famille riche et heureuse, un avenir tout tracé. Mais il y a un an, sa fiancée, Merrin Williams, est retrouvée morte. Depuis, Ignatius sombre dans le désespoir, noie son chagrin dans l’alcool, accumule les aventures sans lendemain. Jusqu’au jour où des cornes lui poussent sur la tête. La surprise passée, il découvre que ces deux appendices lui donnent le pouvoir de faire avouer l’inavouable aux gens qu’il croise. Don macabre ou coup de pouce du diable? L’assassin de Merrin n’a plus qu’à prier pour ne pas croiser son chemin!

Des Cornes, oui, mais à part ça…

Fils de Stephen King, Joe Hill publiait donc en 2010 Cornes, son deuxième roman. C’est le premier roman de cet auteur que je lis et j’appréhende toujours un peu ma “première” fois avec un auteur. On se demande qui il est, où il veut nous emmener. On lui confie notre esprit pendant un moment, bref: en ce qui me concerne, découvrir un auteur, c’est une sacrée affaire. Laissons donc de côté papa King, qui m’a initié dès mon plus jeune âge aux joies du “binge-reading” (parce que quand on découvre un auteur qui a une sacré bibliographie, on est obligé d’en lire PLEIN, PLEIN, VITE, VITE,VITE) et avec qui j’ai désormais une “relation compliqué” (ce qui arrive parfois quand on commence à connaître et reconnaître les ressorts fétiches d’un écrivain, mais bref; love Stephen, hein!). Intéressons-nous à l’histoire de Joe. Le pitch de base m’avait vraiment excitée. Je me régalais d’avance à l’idée de découvrir une histoire tordue, un personnage torturé, d’avoir quelques frayeurs, sans que cela ne soit enrobé dans une atmosphère pesante. Et effectivement, je n’ai pas eu d’atmosphère pesante. Je n’ai peut-être même pas eu d’atmosphère… Je suis assez indécise, car on est en présence de beaucoup d’éléments sympas, cependant, il manque quelque chose… Du fantastique? On a! Des cornes qui sortent de nulle part? Banco! Un meurtre mystérieux, des vies chamboulées, oui et re-oui!

Non, j'ai pas vu le film. Mais voilà un petit Daniel cornu pour vous!
Non, j’ai pas vu le film. Mais voilà un petit Daniel cornu pour vous!

Mais voilà, par moment, le Joe, je l’ai trouvé un peu pataud. Du genre (et je parodie): “ohlala, oui, il a des cornes et alors l’ombre là, on dirait qu’en fait il est plus grand et on dirait, on dirait… et oui: on dirait un diable! TIN-TIN-TIIIIIIIN!” Je caricature franchement, hein, mais quand en lisant, j’en viens à me dire “Oui, nan mais c’est bon, là; ça fait trois paragraphes que je comprends où tu veux en venir avec tes sabots ( de diable, badum-tss!)”. Ignatius Perrish est un très bon personnage, très bien écrit par notre ami Joe. Et c’est en grande partie pour savoir ce qu’il advenait de lui que j’ai continué Cornes. Ce n’est pas mal écrit, ce n’est pas mauvais, non. Mais pour me conquérir à 100%, il manquait un petit chouia de je-ne-sais-quoi. Ou peut-être que justement Joe en faisait un peu trop par moment, et qu’à force, ça m’a fait ressortir de l’histoire bien trop souvent pour que je me laisse porter. Bien dommage…

 

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