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[Charly's stories] Le sport, c’est la santé !

Roseline avril 2, 2012 3

Gelück et les sages paroles de son Chat

Un soir, coincée dans le train parce que je m’étais plantée de destination, je me suis dit : dommage, si je rentrais plus tôt je pourrais faire du sport.
Mais en fait non! J’aime pas le sport, enfin je dis j’aime pas. Mais c’est surtout lui qui m’aime pas et c’est pourtant pas faute d’avoir essayé.
Pourtant j’aurai pu être une grande sportive… Si! Enfin si mes parents m’avaient monté avec des jambes de qualité, un autre coeur et des poumons qui ne soient pas de récupération… Enfin bref! Plus jeune, en gros avant mon fils (presque une autre vie ;)), j’ai toujours fait du sport. Je variais chaque année, histoire de trouver ma voie.

Au tout début, j’ai eu droit à la danse (classique, moderne, africaine). Je dis j’ai eu droit car ÉVIDEMMENT c’est pas moi qui avait choisi! Toute personne connaissant mon sens de la coordination, et ayant un tant soit peu le sens commun, imagine bien que c’était la cata assurée. Je vous épargnerai donc ces années d’humiliation où je me demandais s’il ne me manquait pas des pièces expliquant mon inaptitude notoire. J’ai préféré oublier ces expériences douloureuses. :

Puis, je suis arrivée à l’âge de raison, et on m’a laissé m’exprimer. J’ai donc gentiment prévenue ma mère: « tes expériences capillaires désastreuses sur mes cheveux auraient dû te donner l’étendue de mon incapacité à faire de moi une fifille digne de ce nom, si on pouvait m’épargner ces niaiseries de saut de chat et autre pas chassés… Ce serait bien urbain! » Ma mère, compréhensive a, dans sa grande bonté, entendu mon désarroi… Et m’a inscrite à la GRS. Mais si !… Le truc avec des rubans, des massues, tout le bin’s là.

Voilà, j’étais le contraire de ça…

Quelle galère…
Quoi que les rubans, c’ était mon truc. Certes à la fin, c’est plutôt un contrat de marin que j’aurai pu solliciter. J’étais la meilleure en noeuds en tous genres. Les massues, à part essayer d’éviter de me faire un traumatisme crânien à chaque fois que je les lançais… Y a pas grand-chose à rajouter… Et les ballons, j’ai jamais compris l’intérêt de me les faire rouler sur les bras. Et puis ça tient pas !

Serge Blachon et son humour féroce ^^

Bon, en gym au sol, j’avais autant de grâce et de souplesse qu’à la danse… Mais ça, était-ce vraiment une surprise ?! ^^ J’ai quand même appris le grand écart, ma prof ayant une technique plus rodée que celles de ses prédécesseurs en danse. Quand vous arriviez péniblement à force d’effort et de sueur à vous rapprocher un tant soit peu du sol, elle arrivait dans votre dos, s’appuyait de tous son poids sur vos épaules :
 » descends plus bas » « heu non je peux pas » Là elle s’appuyait de tout son poids sur vos épaules  » mais si regarde « 
 » nooooonn….aiiiiiiiiieeeee…crack…ah oui!  » des larmes de douleurs / fierté apparaissaient alors.

J’ai tenu cette torture un an. En même temps si mon corps avait dû être en mesure de supporter toutes ces torsions et positions barbares, on ne m’ aurait pas fait don d’un squelette en os… Il aurait été en caoutchouc. :s

Bref, heureusement pour moi, le collège est arrivé, avec la pré-adolescence et j’ai pu enfin dire ce que je voulais… ou pas : « tes sports à la noix, maman, tu peux te les foutre au c**; fouts-moi la paix ! » Ah la diplomatie de l’adolescence ! Toujours est-il que j’ai enfin pu explorer ma voie. Évidemment, c’était sans compter sur les sports pourris qu’on allait m’imposer en cours…

La course à pied, recalée. Enfin, j’ai été dispensée parce qu’à la première course sur le terrain vague, j’ai trouvé le moyen de mettre ma jambe dans le seul trou qui n’avait pas été balisé par mon prof d’EPS (EPS = Éducation Pour la Survie, comme chacun le sait… Enfin en tous cas, dans mon cas). Bilan : un tibia ! Pas de regret, il s’est avéré par la suite que je n’avais pas le souffle pour ça.

Course d’orientation, recalée également.
Les battues étaient trop longues pour me retrouver. J’en profites pour remercier Carole et Nadine pour avoir signalé à mon imbécile de prof (du muscle, mais pas foutu de faire une addition !!) que je manquais à l’appel et m’ont ainsi épargné une vie d’ermite dans cette forêt moisie ou j’errerais encore sans leur présence d’esprit.

Serge Blachon toujours…

J’ai bien tenté le basket… Trop petite avec mon 1m02 les bras levés; et le hand: pas assez à droite ou à gauche, je ne savais jamais de quel côté j’étais sensée ficher ce ballon quand, par mégarde, une passe me parvenait.

Pourtant pendant un moment, j’ai cru que ça y était : les agrées… Je me débrouillais pas mal à la poutre. Je me souviens même d’un cours ou répétant mon enchaînement, la prof m’avait félicitée : « c’est très bien ce que tu fais, mais c’est dommage, si tu pliais plus les genoux, tu aurais plus d’amplitude et tes sauts seraient mieux… Ainsi que ta note ». J’étais encore naïve à l’époque, elle m’en croyait capable, je l’ai cru. Je prends mon élan, je plie bien les genoux… Et merveilleux, je m’élève dans un magnifique saut. C’est la réception qui a posé problème. D’ailleurs c’est au moment où le côté gauche de mon corps est entré en communion avec le bord acéré de la poutre que j’ai compris que cette voie serait, elle aussi, sans issue. Ben oui, faut être un peu réaliste. Je suis évidemment retombée à côté, mais pas à un mètre ou deux, non, A RAS. Je me suis donc pellée la peau (c’est dingue la puissance d’un simple frottement), de mi-mollet jusqu’en haut des côtes, qu’on a pensé fêlées un moment. J’avais une douleur atroce dès que j’inspirais, j’avais du mal à bouger et à rire. Remarquez en la circonstance, l’envie n’y était pas, ça tombait bien. Ma prof a quand même trouvé le moyen de me dire: « tu as une chance phénoménale, quand je t’ai vu tomber, j’étais persuadée que la tête tapait et c’est passé ». « Phénoménale » : je ne sais pas si j’aurai employé ce terme. Quoi que c’est vrai, on ne voit pas toujours la chance qu’on a… Et quelle chance j’ai eu !! J’aurai pu m’assommer, histoire de ne pas sentir la douleur ne serait-ce qu’un bref instant, mais au lieu de ça, je suis restée bien consciente que ma chair était bien moins solide que le bois de cette foutue poutre. J’ai toujours été une veinarde, c’est un don que voulez-vous. ;)

En tous cas, je ne comprends toujours pas comment on autorise les sports extrêmes au collège! Vous pourriez penser que j’étais guérie (remarquez, de la poutre oui !!), mais pas complètement. L’année suivante le thème était saut de cheval et saut de mouton. Comment vous dire qu’après que Brutus m’ait appris le grand écart, j’avais assez de reste pour passer un mouton latéralement les doigts dans le nez (mais je les gardais quand même sur le mouton par prudence ;) ). Là encore, c’est la faute du prof:  » Bien, d’après le barème tu as 15, c’est le max au saut de mouton. Pour avoir plus, faut passer au cheval, mais le franchir dans sa longueur. Pousse bien sur tes bras, balance le bassin et ça passe sans problème ». Raaa cette pression que l’on met aux enfants, sacrifiés sur l’autel du sacro-saint culte du résultat. Là encore j’ai fait confiance. Premier saut, presque. J’atterris, assise sur le cheval, à une toute petite dizaine de centimètres du but. Galvanisée par les encouragements de cette andouille en short, et par ma presque réussite, je réessaye. Je prends mon élan, cours aussi vite que possible, arrive sur le trampoline pour prendre mon appel… Et là, le blanc, la boulette : j’ai oublié de sauter. Je me suis littéralement encastrée la cage thoracique dans le cheval. Vacherie, c’est quand même solide les côtes hein! Mais douloureux! Après ma désincarcération (enfin une fois que j’ai enfin pu respirer et ainsi réalimenter mon cerveau en air), j’ai pris la décision de mettre un terme à ma carrière de gymnaste.

Mais ce n’était pas la fin de mes espoirs sportifs pour autant (oui je suis persévérante, ou têtue ou barrée ou les trois, qui sait vraiment). J’ai alors décidé de revenir vers les sports collectifs, qui bien que n’ayant pas été brillants, avaient au moins l’avantage d’être moins dangereux. C’est d’ailleurs grâce à ce prof que la transition s’est faite. Pour varier du traditionnel football, il nous a proposé de nous initier au rugby. J’étais super emballée. Après 3 ou 4 entraînements, premier match, j’ai le ballon, c’est mon mien et je veux pas le lâcher. Un temps d’hésitation et j’entends : « COURS »… Et je cours droit vers l’embut adverse. Mais là, un butor de ma classe me fait un plaquage !! Enfin, je dis butor mais c’était un plaquage tout ce qu’il y a de plus régulier: m’enserre la taille, se laisse glisser et au moment où il arrive à mes chevilles, hop il tire et en toute logique je tombe en avant dans l’herbe en amortissant autant que possible avec mes bras. Alors là, j’ai pas compris… Personne d’ailleurs. Un reste malheureux de mes cours de danse et je me suis cambrée ou alors j’ai dû vouloir sauter pour me dégager. En tous cas, c’est en arrière que j’ai été projetée. Ma tête a gagné la course en tapant la première le sol : 36 chandelles… Mais fière. Quand j’ai rouvert les yeux, avant que la voiture arrive pour m’emmener, j’ai entendu le prof dire: « c’est bien, t’as pas lâché le ballon » et c’était vrai, je l’avais encore dans les bras. Vous noterez quand même l’à propos de mes profs, parce que je n’invente pas : ils l’ont dit tout ça ! Bon c’était une initiation, donc elle a pris fin ce jour là, à mon grand regret…

Je me suis alors essayée au volley ball. C’est sympa, et ludique sur la plage. Mon souci dans ce sport, c’est la vue. J’appréhende assez mal les profondeurs et la carrure des nanas, merci bien. On est loin de la frêle danseuse. Avec mon problème de visualisation des distances, je commençais régulièrement mes matches par la réception en pleine tête de la balle de service lancée par la brute épaisse de l’équipe adverse, qui devait se croire dans un ball-trap, mon nez étant sa cible (ça valait le coup que mon père m’ait interdit la boxe française sous le prétexte fallacieux, qu’une fille avec le nez cassé c’est moche !) Mais ce n’est même pas ça qui m’a fait arrêter. C’est une blague stupide en cours de physique. Un de mes camarades de classe me gavait depuis le début de l’heure (alors que le prof se débrouillait déjà très bien tout seul), pour savoir d’où provenaient les marques et les bleus que j’avais à l’intérieur des bras. Ah oui, je marque très facilement, problème notable à la réception au Volley. Comme vraiment ce gars m’énervait avec ses questions stupides, j’ai fini par lui répondre en baissant mes manches: « je me came et si tu l’ouvres, je t’écrase ». C’était évidemment une blague innocente qui m’a bien fait rire avec ma voisine qui surenchérissait, ce qui eut le mérite de faire passer l’heure de physique beaucoup plus vite. Je devrai même dire beaucoup trop vite car au final, on a oublié de rétablir la vérité… Et puis j’ai oublié. Enfin, pas longtemps… Parce qu’évidemment ce crétin l’a ouvert… Et j’avais bien l’histoire en tête quand j’ai été convoquée dans le bureau du CPE quelques jours plus tard. Comme j’étais déjà interne à l’époque, il était déjà un peu habitué à mes aventures rocambolesques (c’était un ange cet homme là !), une fois mes explications données, le sermon de rigueur administré, il a fini, comme d’habitude, par en rire. Néanmoins j’ai arrêté le volley: trop source de problèmes.

Ensuite, j’ai erré de sport en sport sans vraiment trouver ma vocation. J’ai bien tenté le vélo, mais ça c’était plus mon moyen de locomotion qu’un réel sport (génial pour trouver des excuses invraisemblables pour arriver en retard au lycée). Mais là aussi, j’ai dû arrêter sur blessure. Pour vous donner un ordre d’idée, j’appelais ce vélo le TANK. Il était à ma mère, et déjà à son époque, il était vieux. C’était le vrai vélo, celui qu’on fait plus, qui pèse deux tonnes. Mon copain de l’époque a pour je ne sais quelle raison saugrenue, voulu changer le pédalier qui était usagé (oui, ben vous emballez pas, moi aussi j’ai trouvé ça mignon au début). S’il avait été bricoleur, il aurait su (notez-le d’ailleurs, ça peut toujours servir), qu’on ne visse pas un pédalier avec une pince, et que les pédales se vissent dans le sens inverse l’une de l’autre. Bon il a cassé le pas vis de celle de droite. Ce qui en soit n’aurait pas été dramatique, s’il s’en était rendu compte. Il a bien fallu une grosse semaine pour que je me ramasse. Ben oui ! Je partais à fond les ballons car à la bourre, en train de chercher quelle excuse j’allais encore trouver. Je prends au feu à gauche, tout droit, au bout de la rue à droite, sur une toute petite portion en sens interdit (oui, ça va, c’était un raccourci ! J’ai dit que j’étais en retard, comme tous les jours, soit!) Puis, petit virage sec à gauche, je veux appuyer sur la pédale pour reprendre un peu de vitesse et me remettre sur la file de droite, et vous l’aurez compris : plus de pédale !! Cassée net! Rien que du vide sous mon pied ! Donc forcément quand vous vous appuyez sur rien, y a de grande chance pour que ça crée un déséquilibre et que vous vous ramassiez !

BINGO ! Le conducteur de la voiture qui arrivait en face et qui a dû piler a eu très peur… Moi perso, je ne me souviens plus bien de ce qui s’est passé après que mon vélo ait fait un soleil pour me retomber dessus. Je me souviens que l’automobiliste a dû m’aider à me relever. Puis, j’ai dû pousser mon vélo jusqu’à mon collège. En tous cas, je suis arrivée TRÈS en retard. J’ai dû dire un truc éloquent comme : « j’suis tombée » en montrant mes mains écorchées ; et après je sais qu’on m’a ramené chez moi. Bilan: 2 genoux (rotules et ligaments), les cervicales et mon copain. C’est sûr, il s’en est beaucoup voulu, mais je l’ai largué après ça. Je suis sûre que ça a joué dans ma décision. Il a quand même voulu me tuer, avant même qu’on vive ensemble! C’était voué à l’échec entre nous ;) .

Et puis enfin : l’année de terminale. 19 1/2 ans, plus besoin de la signature de mes parents… J’ai cru toucher au but.Une section Rugby ouvrait dans mon lycée, ou plutôt tentait d’ouvrir. Je vous ai dit que malgré le malencontreux incident, j’avais regretté de ne pas pratiquer ce sport plus longtemps. Alors je me suis inscrite, trop ravie! Mais quand on m’a annoncé que j’étais enceinte, le médecin m’a invité à renoncer à ce projet !! Comme c’était l’année du BAC, j’en ai discuté avec ma prof de sport. Il avait été convenu que je ferais natation sur le premier cycle, je commencerais le basket et comme elle m’avait déjà eu en classe, elle bidouillerait une note. Valider 2 trimestres me permettait ainsi de bénéficier d’une note au bac (c’est sur vu mes capacités sportives, c’est le genre de truc qui allait me rapporter des points !! ). Mon médecin a confirmé que le programme était compatible avec mon état.

J’ai donc commencé la natation ! :D Mais pour le BAC, il faut rentrer dans un chrono pour atteindre le barème. Il faut donc plonger. Et ça moi, je ne sais pas le faire. Ma mère (l’hôpital qui se fout de la charité, vu qu’elle ne sait pas nager elle-même) a bien essayé de m’apprendre un été quand j’étais môme, mais elle m’énervait avec ses conseils à 2 francs: j’enchaînais plat sur plat. Et puis je m’en foutais, moi, de plonger. J’ai fait semblant de me noyer, elle a eu la trouille de sa vie, et a abandonné (pardon Mr le maître-nageur, je le referai plus !! ). Bon avec le BAC au bout, la motivation est autre, j’ai bien tenté, mais sans réelle réussite. Et puis je me suis rendue chez le médecin car quand même j’étais malade après chaque séance de sport. Je me suis fait engueuler… Paraît que plonger et tomber sans arrêt sur le ventre, c’est pas bien pour le bébé !! En même temps, il l’avait validé le programme ! Il croyait quoi ? Que hop un petit tour dans l’eau à la cool et on me la donnait ma note pour le BAC?! Il m’avait dit que je pouvais nager, je nageais. Il n’avait qu’à me donner les contre-indications !!

L’épreuve au BAC vu par mon doc…^^

Bon du coup ça a été le point d’arrêt de ma carrière de sportive !! Dispensée pour le BAC, le sport c’était fini pour moi ! C’est dommage, j’aurai pu faire de grandes choses ! ;) Alors moi, ils me font bien rire aujourd’hui avec leurs spots publicitaires à la noix :  » le sport c’est bon pour la santé « . Ben ça dépend la santé de qui. Visiblement pour la mienne c’était pas le paradis quand même. Et puis, quand on y réfléchit bien, je fais plein de sport. Comme 80% des Français, assise sur mon canapé, devant ma télé !! (enfin à de rares lubies près ).

 

Charly, sportive à la carrière étouffée dans l’œuf





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3 Comments »

  1. Cecile ilidza avril 2, 2012 at 2:35 - Reply

    Aaah le sport . Comme je te comprends , si j avais eu ta plume , j pense que j aurais pu écrire quasi la Meme ! Bisous

  2. Mat avril 2, 2012 at 3:05 - Reply

    En tout, belle ténacité qui me laisse admiratif! Moi qui avait à peu près les mêmes capacités sportives, j’avoue avoir lâché l’affaire bien plus vite!!
    Comme j’aime à le dire, le sport c’est dangereux (enfin, ça peu l’être!!)

  3. Charly avril 5, 2012 at 12:14 - Reply

    Cecile, ça met du baume au coeur
    Mat…c’etait pas un choix^^ de la bétise tout au plus;-)

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