L’été n’est pas loin et les vacances non plus, il est donc temps de remplir votre baluchon de livres à savourer, allongé sur la plage, sur l’herbe ou sur votre canapé, les doigts de pieds en éventail! Pour vous aider à choisir, le petit conseil lecture du jour, c’est Mémé dans les orties, le premier roman d’Aurélie Valognes, tout couverture Mémé dans les orties Aurélie Valognesd’abord auto-édité sur le net, et maintenant par Michel Lafon, qui vient d’entrer dans le top 40 des meilleures ventes de roman en France…

l’Histoire: Solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant… –, Ferdinand Brun, 83 ans, s’ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.

« Attention: cure de bonne humeur en vente libre! » Voilà ce qu’on peut trouver sur le site de l’éditeur concernant le livre. Je vais être très honnête avec vous: ce n’est pas du tout le genre de livres que je lis d’habitude. Mais alors pas du tout. Cependant, le parcours particulier de son auteur m’ayant fortement intriguée, j’ai décidé de me laisser tenter. Et vous me permettez d’être encore une fois très honnête? Et bien j’ai longtemps pensé que je passais à côté de l’histoire. Je tournais les pages, n’attendant qu’une seule chose, en finir. Puis, vers les 3/4 du livre, j’ai réalisé que je m’étais attachée à Ferdinand. Beaucoup. Ce papi bougon, perdu, si peu à l’aise avec ses semblables, m’avait séduite, sans que je m’en rende compte. Pareil pour Béatrice, la mamie geekette, et Juliette la petite précoce. Finalement, j’avais moi aussi pris mes quartiers dans cet immeuble au voisinage pas si tranquille que ça. J’avais envie de savoir ce qu’il adviendrait de chacun, pire: j’étais inquiète. Mais finalement, même si ce n’est pas mon genre de prédilection, j’ai passé un bon moment. En refermant le livre, j’avais un grand sourire sur le visage, contente du dénouement, et ravie de m’être fait surprendre ainsi par une histoire et des personnages que j’avais trop rapidement catalogué. Alors, oui, d’accord, on ne m’avait pas menti: la « cure de bonne humeur » a eu les effets désirés!