penelope, film penelope, christina ricci, christina ricci penelope, penelope christina ricci, penelope movieParfois, il y a des films qui passent quasi-inaperçus, qui pour le grand public seront vus et aussi vite oubliés. Et pourtant ces films, vous, vous les adorez. Ils font presque partie de votre panthéon personnel. Pénélope fait partie de ces films.

Deux choses m’avaient attirée dans la salle de ciné au moment de la sortie du film : Christina Ricci et l’esthétisme vaguement Burtonnien de l’affiche.

Pénélope est un conte moderne. Pénélope est une jeune fille adorable, affublée d’un drôle de petit défaut (enfin trois en fait) : un  nez et des oreilles de cochon ! Tout ça parce que l’un de ses ancêtres a eu la bonne idée de mettre enceinte une jeune domestique sans l’épouser, conduisant la pauvre bougresse au suicide. Seule solution pour briser le sort, que « l’un d’entre eux » (entendre un noble) accepte de l’épouser. Sa mère, qui a simulé la mort de Pénélope, alors qu’elle était encore bébé pour la soustraire au regard du monde, ne pense qu’à ça et depuis les 18 ans de la jeune fille lui arrange rendez-vous sur rendez-vous pour trouver celui qui acceptera le mariage.

Un conte assez classique en somme. Mais pourquoi alors est-ce que j’aime tellement ce film?

Déjà pour les raisons qui m’ont poussée à le voir. Christina Ricci est une actrice top que j’aime beaucoup depuis la famille Addams. C’est donc avec grand plaisir que je la retrouve en premier rôle avec un personnage qui, à part par moi, n’aurait pu être joué que par elle.

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Un arbre, une robe et beaucoup de jalousie pour moi

L’esthétisme du film est encore plus poussé que l’affiche ne le laissait présager. Déjà, le film a été tourné en Angleterre, première raison de chiper mon cœur. Évidemment, il s’agit d’un lieu imaginaire, à mi-chemin entre l’Amérique et l’Angleterre, un lieu complètement idéalisé, où il ferait bon vivre.  Les décors intérieurs et principalement la chambre de Pénélope sont à tomber ! Pénélope ne peut pas sortir, alors elle s’est construit la plus belle des prisons possibles. On se croirait perdus dans un tableau de Mark Ryden, peintre que je chéris et dont on peut retrouver une toile sur un mur. Aussi bien dans le lieu que l’époque, on s’aperçoit qu’on est dans un conte. Je passerai sur les tenues à tomber de Pénélope qui me font pleurer de jalousie à chaque fois.

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Un Lannister paie toujours ses dettes, même si ça lui coute un oeil

Mais ce qui a fait que ce film est devenu l’un de mes chouchous tient à une chose : ma rencontre avec James McAvoy. Nan mais sans déconner, ce mec est magique avec ses grands yeux bleus et tout tristes. Il est à la fois rongé et rayonnant, ici encore le choix parfait pour le personnage. Mais la suite du casting n’est pas en reste (bien que moins charmant peut-être). On retrouve Catherine O’Hara en mère insupportable, Simon Woods en vilain « prétendant » (le même qui joue le charmant Monsieur Bingley dans Orgueil et Préjugés de 2005) ou encore Reese Witherspoon en copine cool (qui produit le film aussi) ou même le génial Peter Dinklage (oui LE Tyrion Lannister) qui a probablement la scène culte du film avec Nick Frost (oh encore un chouchou !). Regarder Pénélope, c’est un peu jouer à Qui est qui ? On essaie forcément de se souvenir où on a déjà aperçu les acteurs (j’ai pas cité tout le monde d’ailleurs, il en reste quelques-uns de connus à nommer).

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L’histoire en elle-même est assez classique, pas de grande surprise mais le traitement, (l’histoire nous est conté par Pénélope), permet de nous accrocher complètement. Et puis, James finit de faire le travail. Oui, je l’ai déjà dit, mais il est vraiment le prince de conte idéal (à égalité avec Flin dans Raiponce, et Aladdin). Et l’humour reste très présent sans jamais être lourd.

Mais alors, ce film est sans défaut ? Non pas vraiment car la réalisation est bourrée de clichés et Mark Palanski, dont c’est le premier long métrage, abuse des ralentis injustifiés qui alourdissent le propos. On aimerait parfois que ça aille plus vite.

Un film à voir et à revoir, idéalement en automne ou au cœur de l’hiver, avec une bonne tasse de chocolat chaud pour se réchauffer !

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