Kingsman Services Secrets

L’Histoire: KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costumes trois pièces, est à la recherche de sang neuf. Pour recruter leur nouvel agent secret, elle doit faire subir un entrainement de haut vol à de jeunes privilégiés aspirant au job rêvé. L’un d’eux semble être le candidat « imparfaitement idéal » : un jeune homme impertinent de la banlieue londonienne nommé Eggsy. Ces super-espions parviendront-ils à contrer la terrible menace que fait peser sur le monde l’esprit torturé du criminel Richmond Valentine, génie de la technologie?

Colin Firth, Samuel L. Jackson, de l’espionnage… Kingsman: les services secrets faisait bien évidemment partie des films de 2015 qu’on attendait avec impatience, et à juste titre. Autant vous dire qu’on en espérait beaucoup de la part de Matthew Vaughn (X-Men First Class, Kick Ass) et qu’après avoir vu les premiers extraits et bandes-annonces, on était quasiment sûr que le Matthew, ben il nous décevrait pas! Et on a bien eu raison!

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Le réalisateur s’est amusé et ça sent. Il voulait qu’on s’amuse aussi, et c’est réussi! On retrouve la saveur des films d’antan, ceux qui étaient fait pour nous distraire de notre vie de tous les jours, les premiers Bond, où l’humour et la classe britannique nous faisait passer de sympathiques moments. J’aime le « nouveau » Bond de Daniel Craig, mais même si les films sont sympas, on ne peut pas franchement dire que ce soit l’éclate totale… Kingsman, c’est du James Bond d’aujourd’hui, mais totalement décomplexé, avec une dose de fun improbable et qui fait un bien énorme, dans ce paysage de films sérieux qu’on a pu avoir dernièrement (la mode du super héros « à la sérieuse avec les sourcils froncés », genre Batman, quoi). Un film où, du début à la fin, on rigole, on en prend plein la poire, et tout cela est tellement bien maîtrisé par Vaughn que ça n’est à aucun moment ridicule.

En « British Addict » que je suis, autant vous dire également que pour moi, par moment, Kingsman frôlait le #BritishPorn: entre les quelques plans de Londres (qui suffisent à m’émoustiller) et COLIN FIRTH, j’ai cru défaillir moults fois devant l’écran… Il était certes absolument charmant en Darcy (que ce soit dans Orgueils et Préjugés ou Bridget Jones), mais le rôle d’Harry Hart aura fini de m’acquérir à sa cause: il parle bien, il s’habille bien, il se bat bien. Et il est Anglais. Que demande le peuple? À part une folle nuit d’amour avec lui, je ne vois pas!

Colin Firth Kingsman Services Secrets

La relation de son personnage avec celui de Taron Egerton est assez classique. Mais le tout marche merveilleusement bien. Et puis admettons-le, le jeune Taron est très sympathique, et son Eggsy joue parfaitement la petite frappe anglaise (la fausse, de celle qu’on craquerait bien pour).

Le casting de Matthew Vaughn comporte quelques petites surprises bien sympas (fan de Coupling, réjouis-toi), mais la lus grande de ses trouvailles est certainement l’emploi de Samuel L. Jackson en génie maléfique zozoteur des nouvelles technologies, dont le plan « MOUAHAHAHA » est aussi démesuré et grotesque qu’un plan de méchant d’un « Bond à l’ancienne » (le zozotement est une idée de Samuel: merci Samuel).

Pour résumer: Kingsman, c’est LE GROS FILM de ce début d’année. Vous passerez un excellent moment, dont l’apothéose vous laissera un immense sourire sur le visage.