Comme pour L’histoire de Pi, mon intérêt soudain pour Cloud Atlas est apparu après avoir une bande annonce.

 

Tellement d’images, d’informations, d’émerveillement en quelques secondes.. J’étais intriguée et j’en voulais plus. Encore une fois, je semblais être passé à côté d’une sacrée histoire. Ni une, ni deux, recherche Internet. Et je tombe donc sur la Cartographie des Nuages… Le titre m’avait déjà conquise depuis longtemps, mais je trouve qu’il est encore plus poétique en français..Cartographie des Nuages

Quatrième de couverture: 1850: Adam Ewing, notaire aventurier, découvre les aborigènes. 1931: Robert Frobisher, jeune musicien, se met au service d’un compositeur de génie. 1975: Luisa Rey, journaliste risque-tout, déjoue un complot nucléaire. Plus tard: le clone lettré Sonmi~451 est condamné à mort pour rébellion. Leur point commun: une étrange tâche de naissance. Les couloirs de l’Histoire seraient-ils impénétrables?

Nous voici donc plongés dans les vies de Sonmi~451, du professeur Sixsmith ou encore du jeune Frobisher. Et ceux dans différentes époques : du début du XXe siècle à la fin de celui-ci, en allant même encore bien au-delà. Et plus on découvre les personnages, plus on réalise que certains se ressemblent, notamment grâce à cette fameuse tâche de naissance en forme de météorite, mais pas que… Alors on vit avec eux à travers les époques, on tremble même pour eux parfois. On découvre surtout d’étranges moeurs, et d’encore plus étranges contrées. Mais voilà : j’avoue être restée perplexe. J’ai refermé mon livre, et je n’avais ni larmes aux yeux, ni sourire béat. Juste un froncement de sourcils…

Cartographie des Nuages
Un ptit Ben Wishaw, pour le plaisir…

Alors bien sûr, j’y vois le message écolo, celui sur la fatalité de l’état d’être humain mais également sur l’espoir, si mince peut-il sembler, inhérent à ce même état. Mais il m’a manqué quelque chose. J’ai bien sûr été impressionnée par la maîtrise de style de David Mitchell. Il passe du journal de bord d’un explorateur, à ce qui m’a semblé être un « dialecte de plouc ». L’immersion est totale. La construction du livre, en plusieurs parties, donc, selon les époques et les personnages, nous fait nous même passer, évoluer, « physiquement » à travers chaque époque. Et comme les personnages changent, le style de l’auteur diffère, tout en restant le même au fond. Comme les personnages. Pas mal, hein? La forme et le fond sont liés. Les choses changent, mais restent les mêmes. On évolue, tout en restant pareil. Je trouve ça très fort de la part de David Mitchell d’avoir été jusqu’à appliquer son propos à son livre, à la construction de son histoire. Mais ça n’a pas suffit à m’emballer. Il manquait quelque chose. Les images, certainement. Attention, je ne dis pas que l’écrivain ne sait pas tirer des images de ses mots, mais j’étais tellement occupée à chercher le pourquoi du comment que je ne me suis pas laissée immerger à fond par moment… Mais à d’autres, j’avais devant les yeux un paysage inimaginable. Je suis sans doute passée à côté… Sans doute influencée par ce que j’avais déjà vu… Mais je pense sincèrement que la Cartographie des Nuages est un livre à lire. On peut chacun y trouver quelque chose, les personnages sont vraiment construits de manière particulière, et en soi, ce livre est vraiment à part. Pas la peine de vous dire que que j’attends  de voir le film avec impatience !  Au casting : Tom Hanks, Halle Berry, Hugh Grant, Ben Wishaw (Gniiiiiiiii ! Q !)… Vivement !Cartographie des Nuages

 

Cartographie des Nuages, de David Mitchell, Points, 2012 (édition poche), 8,90€.