Astérix Le Domaine Des Dieux AfficheCette fois, César a une nouvelle idée pour se débarrasser de ce village d’irréductibles gaulois qui lui résiste encore et toujours, à lui l’envahisseur. Au lieu d’utiliser la force, ce qui ne marche pas vu que les dits-gaulois ont l’habitude de tricher la potion magique, il va préférer la ruse : ce n’est plus l’armée qu’il va envoyer, mais de simples civils qui vont être incités à s’installer en Armorique. Si son plan fonctionne, les Gaulois ne seront plus envahis mais intégrés. Heureusement pour le village, Astérix, Obélix et Panoramix veillent au grain.

Quand on a été bercée par Astérix, chaque nouvelle annonce concernant un nouveau projet entraîne une succession de frissons : de joie d’abord mais d’inquiétude surtout. D’autant plus que ces dernières années, on a eu peu de raisons de se réjouir. Aussi bien du coté de la BD, même si Astérix chez les Pictes s’en sortait plutôt bien sans pour autant réussir à nettoyer l’horrible goût laissé par l’odieux Le ciel lui est tombé sur la tête, que du cinéma, où il faut remonter jusqu’en 2002 avec Mission Cléopâtre pour rire franchement devant notre écran. J’ai donc commencé à flipper un peu quand une nouvelle adaptation a été annoncée. Pour tout vous dire, le fait que l’adaptation soit en 3D n’a rien fait pour me rassurer. Et quand le nom d’Alexandre Astier au scenario a été prononcé, étonnement et bien qu’archifan du monsieur, ça n’a pas rassurée. L’idée de voir quelqu’un que j’apprécie se casser les dents sur un tel monument populaire qu’Astérix, ça m’enchantait moyen. Heureusement, le tome choisi pour l’adaptation ne fait pas partie de ceux que j’ai usé des heures durant à lire sur mon lit, à table le samedi midi ou même par terre alors que j’avais épuisé tout mes nouveaux livres. Mais l’inquiétude était quand même bien présente quand les lumières de la salle se sont éteintes.

Astérix Le Domaine des Dieux

Les premières images défilent sur l’écran et les premiers sourires se dessinent avant de laisser place à des éclats de rires discrets au débuts puis de plus en plus présents. Aussi vite, j’ai retrouvé mes 8 ans et demi et ces amis qui m’avaient accompagné pendant ces lointaines années. La voix de Roger Carel qui incarne Astérix m’a beaucoup aidée à m’immerger. Et même si mes oreilles essayaient de retrouver en vain la voix d’Obélix (qui dans mes souvenirs était celle de Jacques Morel décédé en 2008), elles se sont très vite habituées à la voix de Guillaume Briat. L’ensemble du casting vocal est d’ailleurs très bien choisi et construit. Alors que la plupart des voix sont celles de comédiens connus, on oublie très vite le jeu du qui double qui. Evidemment, on reconnaît très vite celle de Lorant Deutsch (Anglaigus) ou celle d’Alexandre Astier (le Centurion) voire celle de Florence Foresti (Bonnemine) mais les autres sont plus difficiles à reconnaître. Et même pour celles facilement identifiables, on les oublie très vite pour ne plus voir que les personnages.

Astérix le domaine des dieux

Rapidement, on est happé par l’histoire et l’enjeu, guidé notamment par Applejus (un jeune garçon dont je n’ai pas trouvé le nom mais absolument adorable) et ses parents. Cette fois-ci, le village des gaulois est réellement et directement mis en danger et même si on se doute que tout se terminera bien, Astérix oblige, on tremble pour nos personnages. On rit aussi beaucoup, des répliques, des situations parfois de façon très ingénue. J’ai souvent eu l’impression d’avoir 8 ans à nouveau devant l’écran, un sourire un peu idiot sur les lèvres.

Malgré quelques petites longueurs en milieu de film, Astérix et le Domaine des Dieux est une réussite. Louis Clichy et Alexandre Astier ont retrouvé l’esprit d’Astérix qui s’était longtemps égaré. N’hésitez pas à y aller en famille, petits et grands s’amuseront tout autant !

Astérix et le Domaine des Dieux – le 26 novembre au cinéma

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