Bookmaker artbetting.co.uk - Bet365 review by ArtBetting.co.uk

Bookmaker artbetting.gr - Bet365 review by ArtBetting.gr

Germany bookmaker bet365 review by ArtBetting.de

Premium bigtheme.net by bigtheme.org

Titanic 3D : alors, 15 ans après ?

Roseline septembre 15, 2012 2

Déjà 15 ans ? Vous êtes sûrs ? Le temps file vraiment ! Puis, cette impression est renforcée par le fait que c’est un film que j’ai revu de temps à autres, au point d’en connaître quasiment les dialogues (français) par cœur. Rien d’original à vous dévoiler qu’en 97, ça a été un gros choc ciné pour moi. Vu deux fois au ciné, après plusieurs tentatives ratées, pour cause de salles complètes une heure avant. Bref, deux séances en larmes. Des jours et des jours avec Jack et Rose dans ma tête. Les deux CD de la musique de James Horner en boucle à la maison. Mes parent se souviennent encore de ma période « Titanic ». Voilà le contexte est posé : une fan de l’époque, qui le redécouvre sur grand écran et en 3D. Je me dis que ça doit aussi être quelque chose de le voir pour la première fois dans ces conditions ou après des années sur DVD. Je les envie un peu. Aaah le goût unique des premières fois…

Avril 1912, voyage inaugural du plus grand paquebot jamais construit, déclaré insubmersible : Le RMS Titanic, propriété de la White Star Line. A bord, des troisièmes classes à la recherche d’une vie meilleure en Amérique et la haute société pleine des certitudes d’avant-guerre. La plupart ne verront jamais la Statue de La liberté, cherchant l’absolution dans les glaces de l’Atlantique…

Alors commençons par l’argument qui fait qu’il ressort au cinéma : la 3D. La seule fois que je l’ai vraiment appréciée, c’est dans Hugo Cabret de Martin Scorsese, où elle était pensée comme un élément clé du film. Là, c’est James Cameron qui retouche à son film. Et niveau 3D, c’est pas Dédé la bricole qui passe là par hasard. Avatar (2010), premier film tourné intégralement avec caméra 3D, c’était lui. Du coup, bien curieuse de voir comment il a pu retravailler ce film colossal et si technique pour l’époque, avec les moyens de maintenant. Et bien au final, je suis contente. J’ai vérifié plusieurs fois que c’était bien en 3D, en soulevant mes lunettes, tellement c’était soft et confortable pour les yeux. Alors, pour ne pas mentir, ça n’apporte rien à l’histoire à mon avis. Par contre les plans de la machinerie du bateau sont sublimés. A l’époque, James Cameron avait utilisé des miroirs pour agrandir les énormes pistons. Maintenant, l’immersion est encore plus impressionnante dans les ponts inférieurs, la salle des machines et les chaudières… Bref, une 3D qui se fait discrète et élégante. Rien à redire.

La question que je me posais aussi, c’était a-t-il si bien vieilli que ça, après un tel engouement à l’époque ? Avec du recul, serai-je aussi emballée par l’ensemble de ce qui est traité ? Rose et Jack rentrent-ils avec le temps dans le Panthéon des couples mythique du cinéma? Je suis heureuse de pouvoir répondre un grand oui à ces trois questions. Ce n’était pas que mes 15 ans et l’effet de masse. Ce film est réellement une oeuvre marquante, et pas uniquement d’un point de vue technique et par l’imposant bateau dont il parle. L’exposition des classes sociales de l’époque, les envies d’ailleurs pour fuir un continent européen touché par la maladie et la pauvreté, le rêve américain, une société très patriarcale qui allait bientôt vacillée sans le voir venir : tout est amené dans une reconstitution soignée de l’époque : décors, costumes, accessoires… L’obsession de James Cameron pour cette histoire vraie et tragique et l’ensemble de son travail sous l’eau et dans les archives restitués dans le scénario est un modèle du genre. Au centre de ça, une histoire d’amour, avec certes quelques incohérences, mais ça coule tellement bien, qu’on se laisse porter sans problème et surtout, tout sonne juste. Sortir de l’adolescence, sortir de sa caste, sortir de soi-même, grâce à l’autre, à son regard, à son amour, quoi de plus galvanisant. L’amour donne des ailes, dit-on. Alors même si elle fût depuis très parodiée, la scène du bastingage, aux couleurs chaudes, tamisées et rassurantes du coucher de soleil et ce sentiment de voler avec l’autre, est juste une merveille. Et des scènes mythiques, il y en a un petit nombre : celle du dessin « comme les femmes de Paris », celle de la course-poursuite au milieu des chaudières… Quant au récit de cette vieille femme, terminé par les photos de sa vie et le respect de la promesse faîte à Jack, nous renvoie tous à nos interrogations intimes sur notre vie et ce qu’on en fait…Universel et imparable.

Et puis, tout bascule, les certitudes, les classes sociales, le cours des choses : plus qu’une pensée, survivre à n’importe quel prix. Entre les duels entre Caledon « l’officiel » et Jack « l’officieux » (un triangle amoureux, ce n’est pas neuf au ciné comme dans la vie, mais ça fonctionne toujours), la nécessité de prendre les bonnes décisions au milieu du chaos de ce bateau et du temps qui manquent tant, la lutte contre les éléments, contre les autres, avancer malgré l’implacable vérité : beaucoup mourront… Deux heures de naufrage que je ne vois jamais passer entre les tensions, les imprévus qui se dressent sur la route de Rose et de Jack et la prise de conscience de l’horreur humaine que cela dû être. De très belles images, servies par les magnifiques musiques de James Horner de cette mère couchant ses petits, ce couple de vieux attendant la mort sur leur lit, le capitaine Smith digne et humble face à ses erreurs et la mort. Alors, sûrement que certaines anecdotes sont fausses ou enjolivées par le temps, tels les musiciens jouant jusqu’aux derniers instants. Mais à vrai dire, cela m’importe peu. Il y a une très belle cohérence dans ces petites touches qui émaillent le naufrage, alternant très bien action pure et ralentis sur une catastrophe sans précédent.

Un couple de cinéma si vrai, désormais mythique…

Je terminerai sur le casting. Très juste. De bons comédiens anglais que l’on croise depuis souvent. Et le plus beau, un vrai couple anglo/américain de deux jeunes comédiens propulsés de manière incroyable en haut de l’affiche : Kate Winslet / Leonardo DiCaprio. Il y a 15 ans, on se demandait légitiment si ce n’était pas quitte ou double pour eux deux. Une telle aventure n’allait-elle pas être l’unique de leur carrière, les laissant prisonnier de la carcasse de l’épave ? On sait maintenant qu’il n’en est rien et que leur chemin respectif a depuis montré toute l’étendue de leurs talents. Et, en les revoyant à l’orée de leur jeunesse, je perçois toujours dans leur regard une vérité et un don qui ne demandaient qu’à éclater. Ce n’est pas pour rien que Leonardo faisait partie de mes chouchous de la Saint-Valentin. Quant à Kate Winslet, elle est absolument superbe, faisant un pied de nez depuis des années aux critères de beauté du cinéma mondial.

Kate Winslet et James Cameron pour l’avant-première mondiale en 3D

Vraiment heureuse de constater que  Titanic  n’est pas seulement une énorme madeleine de mon adolescence, complètement déformée par mon envie de vibrer pour quelque chose. Nous sommes, avec le recul, bel et bien face à un film légendaire de l’histoire du cinéma.

Titanic, de James Cameron, avec Kate Winslet, Leonardo DiCaprio…Sortie en Blu-Ray 2D et 3D le 14 septembre 2012



Rendez-vous sur Hellocoton !

2 Comments »

  1. touteouïe avril 11, 2012 at 11:40 - Reply

    vraiment bien écrit! j’ai hâte d’aller le revoir sur grand écran. C’est vraiment un film de ciné et même s’il était pas en 3D je pense que j’y serais retournée! :)

    • roseline avril 11, 2012 at 9:23 - Reply

      Merci :) *rougis* Je suis dans le même cas, je serai allée le voir même pour une ressortie 2D, pour répondre exactement aux mêmes questions. Et bienvenue sur Cupcake, Baston et Talons Hauts :D

Leave A Response »