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Cosmopolis : La grosse déprime du Capitalisme, ma grosse déprime de spectatrice…

Roseline septembre 29, 2012 2

Sélection officielle à Cannes cette année, il a divisé les festivaliers et est reparti sans récompense…

Tout est partie de la bande annonce que j’ai peinée à suivre, tout en ayant l’impression qu’on essayait de capter mon attention. Pas compris grand-chose sur le coup. Le point qui m’intéressait : Robert Pattinson, dont je ne suis absolument pas fan, proposant autre chose que du lisse… Cosmopolis est l’adaptation ciné du livre de Don DeLillo du même titre (2003).

New York, de nos jours. Eric Parker, Golden boy, n’a qu’une obsession en ce jour de visite présidentielle : traverser la ville dans sa limousine pour se faire couper les cheveux. Voyage émaillé de diverses discussions, rencontres, débauches avec les gens de son entourage. 24 heures qui voient la fin du capitalisme arriver et le chao qui s’installe.

Je vais être claire, je suis passée totalement à côté. Voilà, autour de moi, on dit que c’est du pur David Cronenberg. N’ayant vu que La mouche (1986) et EXistenZ (1999), (j’ai bien aimé les deux), je les crois sur parole et je savais bien que j’allais voir quelque chose d’atypique. Le premier quart d’heure a été laborieux et par la suite je suis un peu plus rentrée dedans. Mais du genre je suis sur le paillasson, j’essuie mes pieds, mais impossible de franchir le seuil. Peut-être suis-je plus « vampire » que je ne le pense ;). Toujours est-il que Robert et ses acolytes ne m’ont pas invitée à la fête. C’est lent et surtout cela s’écoute énormément parler. De temps à autres, une idée fait mouche. Mais elle est immédiatement noyée dans du blabla bien confus. D’accord, on veut nous parler de la crise, de la chute des Golden boys. Ils s’ennuient, dépriment, ne se sentent plus vivre. Je ne suis pas sûre que tant de métaphores et de redites étaient nécessaires. J’ai décroché souvent, attendant le nouvel interlocuteur, espérant ne pas repartir dans le même cycle où l’ennui me rattrapait moi aussi. Et maintenant que j’ai vu le film, en comparaison, la BA est hyper rythmée et d’une limpidité incroyable…Argh…

Quand il n’est pas dans sa limo, il est au pieu…

Dommage car tout ça a voilé tout l’univers mis en place par le réalisateur. Cette limousine et  son aménagement : elle est hermétique aux bruits extérieures, d’ailleurs quasiment toute l’histoire se déroule sans autre fond sonore que les dialogues. Il y a aussi les postures d’Eric Parker dans son siège, et allongé les bras en croix, son rapport à la mort, la rejetant autant que la titillant pour se sentir vivre, le point de vue sur son mariage d’argent, ce sexe à tout-va sans aucun but au final : beaucoup de choses et j’ai eu l’impression que rien de précis n’était ciblé, hormis la fin d’un monde et cet homme déjà mort dans son tombeau roulant.

Et c’est super frustrant car je pourrai aller à la facilité et dire, c’est pourri, c’est un mauvais film, mais je ne peux m’empêcher d’avoir le sentiment de louper un truc. Bref je demanderai à mes amis blogueurs cinéphiles avertis de m’éclairer un peu plus.

Coupe de cheveux or not? En tout cas, il a fini par trouver avec quoi s’occuper…

Je retiens une chose néanmoins, Robert Pattinson, tout à fait inattendu et qui laisse enfin entrevoir bien d’autres possibilités. Pour l’avenir, ça augure de bonnes surprises. Mais cela reste un argument trop faible pour vous conseiller ce film. Allez le voir s’il vous intrigue. Dans le cas contraire, épargnez votre soirée.

Cosmopolis, de David Cronenberg, avec Robert Pattinson, Juliette Binoche, Mathieu Amalric… sortie DVD/Blu-Ray le 25 septembre 2012





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2 Comments »

  1. Cela résume bien le ressenti général qu’on a pu entendre sur la croisette. Trop bavard, trop centrer sur Pattinson, un univers pas assez mis en valeur
    Ce n’est pas le meilleur Cronenberg, il s’en faut de beaucoup, mais on a tellement aimé retrouver le climat de fantastique et de réel du Cronenberg d’avant History of violence, ou une méthode dangereuse, qu’on lui passe ces erreurs. A voir pour les fans, à éviter pour les autres.

  2. BAROUFS magazine septembre 30, 2012 at 6:33 - Reply

    Salut CBTH, COSMOPOLIS est une catastrophe cinématographique, un machin pseudo-intellectuel qui se noie après quelques minutes. J’avais titré ‘ »l’ennui, l’ennui, l’ennui » lors de sa sortie…

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