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Cloclo : des magnolias par centaines…

Roseline septembre 8, 2012 6

Non, je ne vais pas vous faire tout l’article en chantant (je sais, vous êtes déçus… ;) ). Fan de Cloclo ? Pas spécialement. Mais faîtes un sondage autour de vous, tout ceux de notre génération connaissent les paroles sans le savoir, au même titre que les chansons les plus connues de Johnny. Vous pouvez nier, mais moi, je n’y crois pas une seconde. Dans ma famille, dans les années 80, les fêtes c’étaient sur du Boney M, La Compagnie Créole et Claude François. Bref, j’avais bien aimé Podium (de Yann Moix, 2003), j’ai souvent entendu parler de l’artiste, sa vie, sa jeunesse. Mais ce qui m’a vraiment décidé, ce sont les scènes de concert de la bande-annonce : la performance de Jérémie Rénier (acteur belge qui monte, qui monte) tant en danse qu’en showman m’a bluffée en quelques secondes. J’exclus direct toute blagounette sur les circonstances de sa disparition (pourtant, c’est tentant ;) ) Quoi ??? Vous ne saviez pas ??? Zut, j’ai spoilé la fin, je m’en excuse….

Des moments de folie et d’émotion.

De sa naissance en Égypte en 1939, à sa disparition en mars 1978, la vie personnelle et la destinée artistique incroyable d’un « mal–aimé »…

L’enfer derrière les paillettes…

J’ai aimé, je ne peux pas être plus clair. Et j’ai surtout aimé la sincérité des propos. Rien n’est éludé et tout permet de comprendre le parcours. On aurait pu croire que ce film produit par ses deux fils, Claude François Jr et Marc François, aurait pu ne présenter qu’une facette plutôt jolie de l’homme et du chanteur. Bien au contraire ! J’ai le sentiment que tout, des failles aux colères en passant par l’exaltation, est là. Et avec une pudeur qui permet de suivre pas à pas cet homme si entouré et si seul, sans être gêné. Et ça ne plaisantait pas : tyrannique, complexé, malheureux, passionné, cavaleur, limite parano vers la fin, il ne fait pas rêver. Son enfance, l’exil d’Égypte, le père intransigeant et anéanti par sa chute sociale en France, ne sont qu’un petit fil de la trame des névroses de Claude François. Quant à sa mère, je vous laisse découvrir le personnage sur grand écran. On comprend vraiment sa soif de contrôle de tout et en même temps sa peur constante de l’abandon. Son chemin avec les femmes également et sa jalousie proche de la folie… Rien n’est aplani, tout est profondément et simplement humain.

Au Royal Albert Hall, j’en frissonne encore…

Et pourtant, nous ne sommes jamais dans le pathos, ni le misérabilisme. Il y a une telle énergie optimiste que sa revanche sur la vie est belle et galvanisante même pour le spectateur. Émue, je l’ai été presque de bout en bout, les larmes ont coulé lors de sa performance au Royal Albert Hall à Londres, peu de temps avant sa mort, ainsi que quand il croisa Frank Sinatra (Robert Knepper, inoubliable T-Bag dans Prison Break) dans un hôtel, sans oser aller lui parler, lui, l’interprète d’origine de « My way »… Envie de danser plus d’une fois aussi. Il se savait étiqueté « chanteur à midinettes », que penserait-il de sa carrière posthume sur plusieurs générations ?…

Frank Sinatra / Robert Knepper: la grande classe ^^

On ne peut que reconnaître le talent, le « nez » qu’il avait pour dénicher aux États-Unis ce qui lui permettrait d’avoir toujours un temps d’avance sur les autres « idoles » de l’époque et de durer. Fasciné par Sinatra, subjugué par Otis Redding et ses danseuses choristes lors de concerts à Londres, il en reviendra avec des chorégraphies endiablées et des idées avant-gardistes. Comment faire plus d’entrées : faire venir les hommes aussi à ses concerts. Hop, des Claudettes sur scène en petites tenues, et le tour est joué. Il est le premier à imposer des danseuses noires à la télé française avant 1968. Un des premiers blancs à enregistrer dans les mythiques studios de la Motown. Photographe à ses heures, deux magazines dont le célèbre Podium, premier artiste à gérer de A à Z sa carrière avec sa maison de disque Les disques de la flèche. Il a marqué le monde de la musique française profondément, avec l’implication des chanteurs dans la production et la promo de leur boulot.

Comme une photo SLC de J-M Perrier !

Paul Ledermann (Benoît Magimel, méconnaissable!)

Au niveau des lieux de tournage, c’est pas compliqué: Florent-Emilio Siri (réalisateur notamment du Nid de Guêpes en 2002, oui il a fait du chemin depuis ^^ ) a eu accès au Boulevard Exelmans (Paris 16ème) où Claude François avait son appartement et ses bureaux, et au fameux Moulin de Dannemois. Plus authentique, ce n’est pas possible. Les fringues, les coiffures, les voitures: vraiment immersif…. Et dans le traitement des 60’s et des 70’s, c’est de la teneur du biopic de Joann Sfar sur Gainsbourg, vie héroïque (2010). Surtout quand on croise une France Gall (Joséphine Japy) débutante, ou un Paul Ledermann (excellent Benoît Magimel), son tourneur et ami le plus proche. Les ressemblances physiques sont vraies, mais ce n’est pas ce qui compte. La justesse du jeu passe bien au-delà. Quant à Jérémie Rénier, il EST l’idole. Les traits physiques sont là, mais on s’en fout en fait. Tout le boulot autour est phénoménal.

L’idole / Jérémie Rénier

Je vous parle de la BO ? Nannnn, je déconne, je vous laisse imaginer ! ;)

Alors, vraiment si vous êtes réfractaire à Cloclo et/ou aux films français, n’y aller pas à reculons. N’y aller pas du tout, ça sera plus simple. Je comprends. Par contre éviter de râler sans avoir vu (je crois que c’est le truc qui me gonfle le plus en ce moment dans les conversations « cinéma »). Et pour tous les autres, fan ou curieux, laissez-vous embarquer, il se pourrait que vous aimiez…

Cloclo, de Florent-Emilio Siri, avec Jérémie Rénier, Benoît Magimel…Sortie DVD/Blu-Ray  le 5 septembre 2012





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6 Comments »

  1. pépito mars 21, 2012 at 10:36 - Reply

    Comme toi :-) J’ai beaucoup aimé !
    Par contre Benoît MAGIMEL m’a perturbée avec son fort accent, il parlait comme ça Paul LEDERMAN ??
    C’est cool que tu aies cherché des photos de comparaison personnage réel/acteur, car je n’ai pas mis les mêmes et ça me conforte dans l’idée que ce film est vraiment bien fait !

    Je te mets le lien vers mon article, je sais pas pourquoi mais WordPress me jette si je le mets dans mon identifiant (oui, c’est une question de geek !)
    http://restocine.canalblog.com/archives/2012/03/20/23771219.html

    • roseline mars 21, 2012 at 12:17 - Reply

      Oui pour Paul Lederman ça perturbe mais il avait ce rythme et ce phrasé pour de vrai ;)

      • pépito mars 21, 2012 at 12:24 - Reply

        Dans ce cas, belle prestation de Benoit MAGIMEL !! :-)

  2. yeles mars 21, 2012 at 10:55 - Reply

    J’avais 5 ans quand Cloclo a tiré sa révérence. Je me souviens encore de l’annonce à la TV. J’adorais ce chanteur quand j’étais petite et bien entendu, je pourrais chanter la quasi totalité de son répertoire sans trop me planter. Il fait partie de mon histoire. Je ne cache pas mon envie de voir ce film, en revanche, ce ne sera peut-être qu’en DVD. Je ne me vois pas trop emmener mon gamin voir ça, je ne suis pas sûre qu’il soit en âge d’apprécier. En tout cas, les bandes-annonce m’ont impressionnée. Un rôle à César ?

  3. Cenwen mars 21, 2012 at 8:05 - Reply

    Ma Belle-maman est allée voir le film dimanche, elle en est rentrée le souffle coupé et depuis, elle ne cesse de nous en parler.
    Si j’avais besoin d’une petite dose de persuasion en plus, c’est fait :)

    J’ai adoré Cloclo, massacré la plupart de ces tubes (je chante faux à faire pleurer mes chats ! véridique :/) et j’avais peur de tomber sur une hagiographie, ce qui, à ce que je comprends, n’est pas le cas !

    Merci :)

    Bonne soirée :)

    Bisous ♥

    • roseline mars 21, 2012 at 8:12 - Reply

      Fonce, fonce, fonce!!! Une semaine après, en y repensant je suis toujours aussi enthousiaste :D

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